Le Cloud Hybride : la solution idéale ?

12 décembre 2017/Emilie Ravet

Cette option est présentée comme le meilleur des deux mondes (Clouds privé et public). Elle permet en effet d’étendre les capacités de son système d’information en fonction de ses besoins tout en contrôlant plus précisément ses données critiques. Mais la réussite de cette transformation implique de relever différents défis.

Selon IDC, 73 % des entreprises françaises adoptent une stratégie de Cloud hybride. Elles sont principalement séduites par cette approche consistant à combiner des environnements privé (sur site ou hébergé chez un opérateur) et public (via un ou des fournisseurs).

Ce développement en France confirme la volonté des entreprises de recourir au multisourcing afin de bénéficier de solutions innovantes tout en optimisant leurs coûts. À la clé, une organisation plus agile.

Il existe trois grands modèles de Cloud hybride :

  • Différents fournisseurs de Cloud s’unissent afin de fournir des services de Cloud privé et public en tant que service intégré ;
  • Les entreprises gèrent une partie de leur SI (Cloud privé) tout en utilisant une ou plusieurs applications (ou infrastructures) proposées par un fournisseur dans le Cloud public ;
  • Les entreprises disposent d’un Cloud privé, mais décident de le compléter par des applications ou services proposés par différentes plates-formes. C’est ce qu’on appelle le « multicloud ».

Les avantages du Cloud hybride

La flexibilité apparaît comme l’un des principaux atouts. Elle permet en effet à une organisation d’adapter son infrastructure en fonction de ses moyens financiers, mais surtout, de répondre rapidement à une charge de travail ponctuelle, mais plus forte. Dans cette optique, le Cloud public permet de répondre rapidement à un pic d’activité sans impacter le Cloud privé.

La gestion peut être également optimisée. Mais à condition d’avoir intégré tous les coûts et notamment ceux qui sont cachés comme nous l’avons expliqué dans notre article comparant le Cloud privé et les offres publiques.

Reste la problématique de la sécurité du « patrimoine informatif » de l’entreprise. Avec le Cloud hybride, elle peut contrôler précisément ses données critiques et les accès utilisateurs. À condition, là aussi, de disposer d’une équipe dédiée maîtrisant la cybersécurité.

Enfin le Cloud hybride permet de respecter les réglementations spécifiques à certaines activités sensibles qui exigent la localisation des données ou des certifications particulières.

Convaincues par ses différents atouts, de nombreuses entreprises hexagonales intègrent dans des environnements de Cloud hybride des tâches périphériques, selon une étude du cabinet PAC. Cette répartition confirme implicitement les craintes à l’égard du Cloud public en termes de disponibilité (la récente panne d’OVH qui a duré 24 heures est encore dans toutes les mémoires) et de confidentialité des informations.

Cette inquiétude doit être toutefois tempérée. D’autres études de PAC constatent que la migration dans le Cloud hybride peut aussi concerner « les applications historiques, ce qui traduit une volonté globale de modernisation et d’optimisation des fonctions cruciales de l’entreprise pour s’adapter aux besoins de son marché ».

De nombreux défis

Quelle que soit l’option retenue, une migration dans le Cloud est un processus complexe. Et le Cloud hybride présente des problématiques spécifiques et plusieurs défis doivent être relevés.

Le plus évident est la connectivité réseau entre le Cloud public et le datacenter de l’entreprise. La largeur de bande, la latence, la fiabilité et les coûts associés doivent être pris en compte. La topologie du réseau doit être soigneusement conçue (réseaux, routage, pare-feu).

Le second défi concerne la multiplicité des environnements, des applications, des systèmes d’exploitation. Il faut en effet intégrer et gérer en parallèle et de façon simultanée, plusieurs univers provenant de différentes sources. Certes, l’hétérogénéité est une problématique récurrente en informatique... mais elle est accentuée avec le Cloud hybride et les exigences des métiers impliquent une volonté de profiter rapidement de solutions innovantes (sous peine de franchir le pas vers le Shadow IT...). Il faut donc que les applications puissent fonctionner de manière transparente dans les deux environnements, privé et public.

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier est une sage précaution. Mais avec le multicloud, l’entreprise doit maîtriser les environnements de gestion et de provisioning propres à chaque fournisseur ! Il est donc indispensable de disposer d'un tableau complet indiquant le nombre d’instances totalement déployées et leur statut. Certes, il existe des solutions fournissant une interface unique (grâce à des API) pour toutes les tâches liées au Cloud. Encore faut-il qu’elles soient capables de suivre et de contrôler toutes les activités en ligne.

Le bon partenaire

Ces différents défis montrent que la migration n’est pas toujours simple. Il convient d’être accompagné par des partenaires afin de réussir une parfaite intégration de systèmes disparates.

Être accompagné permet également de choisir l’option qui convient le mieux à ses besoins lorsqu’il s’agit de choisir entre un seul fournisseur ou plusieurs.

 

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Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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