DevOps : le Booster de l’Innovation

24 janvier 2017/Emilie Ravet

En rapprochant les équipes de développement et d’exploitation informatique, cette nouvelle organisation des DSI permet de gagner en efficacité. Cet ensemble de bonnes pratiques rend clairement plus compétitif !

Le cloisonnement et l’éloignement physique des équipes semblent révolus. Aujourd’hui, les entreprises doivent impérativement être réactives et agiles pour répondre aux attentes du marché.

Dès lors, les systèmes d’information (SI) ont besoin de s’aligner sur la sortie des produits et services, et non plus l’inverse ! Si l’on prend le cas d’une application pour smartphone et tablette, elle doit être immédiatement adaptée dès que Google et Apple livrent les informations techniques sur une nouvelle version de leur système d’exploitation, Android et iOS.

Quel que soit leur secteur d’activité, les entreprises doivent se montrer réactives afin de proposer une offre optimisée, même si les évolutions techniques des différents supports et systèmes d’exploitation sont plus fréquentes que par le passé. À la clé, la satisfaction des clients. Mais en cas de frustration ou d’erreur, la sanction peut être radicale avec une perte de part de marché. D’où l’obligation de tester efficacement, mais rapidement ses produits tout en réduisant le coût de l’échec, à la fois en termes de technologie et de ressources humaines.

1. Une infrastructure comme un code

C’est l’objectif d’une approche DevOps. Apparu il y a quelques années, ce terme est la contraction de Dev (équipes d’une entreprise chargées du développement des applications) et de Ops (pour opérations). Cette démarche d’innovation et de rupture « culturelle » vise un objectif prioritaire : la réduction des délais. Avec une telle organisation, tous les délais (mises à disposition des infrastructures, lancement de la production, tests techniques, préparation d’une campagne marketing…) sont comprimés.

2. Pourquoi le DevOps serait-il capable de relever ce challenge ?

Cette nouvelle structuration présente trois avantages majeurs.

  • Premièrement, elle permet de publier des applications plus rapidement grâce à l’automatisation de création intégrée, de test et de processus de déploiement.
  • Deuxième atout : l’augmentation de l’efficacité opérationnelle ainsi que celle du développeur en gérant l’infrastructure comme un code.
  • Enfin, elle améliore l’expérience client grâce à des boucles de rétroaction quasi immédiates et une évolution en continu.

L’objectif du DevOps a cependant évolué. À ses débuts, il se focalisait sur la réduction du Time to market. Aujourd’hui, il s’agit de proposer des services pertinents et de concentrer ses efforts sur les produits qui fonctionnent.

Avec de tels arguments, il n’est pas étonnant que les organisations soient de plus en plus nombreuses à adapter leur DSI. D’après Gartner, un quart des 2000 plus grands groupes mondiaux s’orientent massivement vers cette démarche. Selon ce cabinet américain, ce marché est passé de 1,9 milliard de dollars en 2014 à 2,3 milliards de dollars en 2015.  De son côté, IDC indique que la moitié des entreprises en France, qui ont engagé une telle organisation, l’ont « généralisée à tous leurs développements ».

3. La puissance et la souplesse du Cloud

La collaboration de différents « univers » aux méthodes spécifiques (Agile pour les développeurs et Itil pour les exploitants) serait la bonne combinaison. Elle permet de renforcer la communication afin de limiter au maximum les conflits et les dysfonctionnements.

Pour relever ce défi, le DevOps s’appuie sur trois processus :

  • Le «Continuous integration » : test et déploiement d’une application en continu ;
  • Le «Continuous delivery » : en plus de la compilation et de la validation, prise en compte du déploiement automatisé sur un environnement hors production ;
  • Le « Continuous deployment » : test et déploiement d’une application en production lors que les deux premiers processus ont été validés.

Les performances de plus en plus évidentes du Cloud favorisent également l’intégration du DevOps par les entreprises. Elles n’ont plus besoin d’investir massivement dans d’importantes infrastructures ou capacités de calcul. Il existe aujourd’hui des offres facilitant le provisionnement de ressources et les tests automatisés des nouvelles versions d’un logiciel, sans impacter la production réelle et en limitant les interventions manuelles. La souplesse du Cloud apparaît comme un maillon essentiel. Il permet de répondre à une évolution récente du marché ou à des contraintes spécifiques.

Couplée au Cloud, une organisation DevOps garantit un processus répétable et fiable. À condition cependant de ne pas brûler les étapes sous peine de proposer un produit avec de nombreuses vulnérabilités.

Découvrez pourquoi iDVROOM a choisi un cloud privé Scalair

Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

À lire ensuite

protection-donnees-aws

3 mesures indispensables pour protéger ses données dans AWS

La moitié des entreprises qui utilisent le service de stockage cloud Amazon Web Services (AWS) S3 ont subi au...

virtual

Six types de virtualisation

Réduction des coûts, utilisation efficace des ressources, meilleure accessibilité, minimisation des risques......

Cloud-Panne

Cloud et Panne : Ne pas sous-estimer les risques

Même s’ils répondent à des critères précis et à des certifications, TIER notamment, les data centers ne sont pas...