Trois modèles d'architecture cloud à suivre

9 juin 2020/Emilie Ravet

À cause de la pandémie, de nombreuses entreprises ont travaillé en « mode dégradé ». Elles ont également pris conscience des opportunités de résilience qu’offre le cloud. Voici trois architectures pour gagner en flexibilité.

La pandémie a eu un impact fort sur de nombreux projets. Les entreprises doivent donc les prioriser en fonction de leurs objectifs, spécificités et contraintes.

 

Voici trois modèles d'architecture dans le cloud qui devraient se développer dans les prochains mois :

Le serverless : une architecture conçue pour le changement

L'informatique sans serveur (ou serverless) est passée d'une bonne idée à une alternative pertinente. La plupart des fournisseurs de cloud public en proposent pour les conteneurs, les bases de données et l'intelligence artificielle.

L'avantage de cette option, dans un monde post-pandémique, est la rapidité de déploiement et de changement. En un mot, les entreprises disposent d’une architecture conçue pour le changement.

La gestion fédérée des identités (ou Federated Identity Management)

Les organisations doivent fournir des accès à une multitude de programmes et d'applications en ligne aux bonnes personnes. D’où l’intégration de solutions permettant de maximiser l'utilisation des identités numériques pour de multiples utilisateurs.

Le Single Sign On (SSO) et sa variante appelée Federated Identity (identité fédérée) apparaissent comme les « normes ». La gestion centralisée de la sécurité (ou federated security) des ressources distribuées est un concept émergent, mais qui devient de plus en plus pertinent.

Le Federated Identity Management (FIM) est un ensemble d'accords et de normes permettant la portabilité des identités dans de nombreuses entreprises et applications pour soutenir un grand nombre d'utilisateurs.

C'est la différence majeure entre le SSO et la Federated Identity. Alors que le SSO permet à un seul justificatif d'authentification d'accéder à différents systèmes au sein d'une même organisation, un FIM fournit un accès unique à plusieurs systèmes dans différentes entreprises.

Les conteneurs distribués

Là aussi, ce n’est pas un concept nouveau puisqu’on en parle depuis 2017 environ. Mais la situation actuelle devrait favoriser son adoption.

Les microservices sont devenus essentiels dans un monde où les services doivent prendre en charge une multitude de plateformes et d'applications. Les conteneurs, comme Docker, permettent une utilisation beaucoup plus efficace des ressources, un meilleur isolement et une plus grande portabilité que les machines virtuelles.

Mais une architecture monolithique n'est pas extensible et flexible. D’où l’idée de profiter de la fédération de conteneurs (ou conteneurs distribués). Ils fonctionnent de manière autonome ou en grappe et il est possible de les faire fonctionner n'importe où, dans le cloud ou non.

 

Cette architecture permet de gagner en flexibilité. Plus vite vous pouvez déplacer le traitement, par exemple d'un cloud à l'autre ou d'un datacenter à un autre, plus vous avez d'options en cas de crise.

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Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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