3 tendances à suivre en 2017 dans le monde du Stockage

1 décembre 2016/Régis Carlier

Selon une récente étude réalisée par le constructeur Cisco, en 2020, le trafic de stockage sur le Cloud par utilisateur sera de 1,7 Go par mois contre 512 mo par mois en 2015. 59% des utilisateurs d'internet consommeront du stockage dans le Cloud contre 47% en 2015.

Pour répondre à ces demandes croissantes, les technologies du marché évoluent, notamment pour diminuer le coût de ce stockage mais aussi pour en faciliter l'administration et la gestion.

Dans cet article, nous vous dévoilons les tendances 2017 sur le stockage.

1. La mort du disque mécanique

Ce n’est plus une surprise que de constater la mort des disques mécaniques. Aujourd’hui le stockage Flash est en passe de remplacer les technologies disques traditionnelles pour tous les usages.Cette révolution est due à plusieurs facteurs.

La baisse des couts du stockage Flash : Aujourd’hui le prix a l’IO est plus faible sur du Flash et dès le début de l’année 2017, le prix au Gigaoctet sur stockage Flash sera inférieur a celui sur du stockage disque et ce, sans même prendre en compte les mécanismes d’optimisation.De plus, les avantages sont nombreux que ce soit en termes de performance, de densité, de consommation énergétique, de fiabilité. Mais plus encore que le Flash traditionnel qui utilise encore des paradigmes hérités des disques mécaniques, l’avenir est dans les technologies de stockage en mémoire persistante ou NVM de type NAND 3D, et dans de nouveaux protocoles.

En utilisant des protocoles développés spécifiquement pour tirer parti des performances et spécificités de ces nouvelles technologies de type NVMe over Fabric, les temps d’accès au stockage sont alors équivalents à ce que l’on rencontre sur bus local interne aux serveurs de type PCIe.

2. La fin des administrateurs de stockage traditionnel

En effet, avec l’avènement des API et du SDS (Software Defined Storage), le rôle des administrateurs de stockage tel que nous le connaissons aujourd’hui est amené à disparaitre. Le stockage n’est plus une brique opaque de l’infrastructure vue comme un simple réceptacle de données que seul l’administrateur de baies maitrisait.

Certaines fonctionnalités des baies de stockage ne sont même plus disponibles en ligne de commande ou en GUI mais accessibles uniquement par API. Les solutions de stockage se pilotent maintenant par API et s’intègrent parfaitement dans des infrastructures de type Docker ou Openstack.

Le rôle de l’administrateur de stockage change. Il doit composer avec les équipes de développement et leur offrir le contrôle des accès au stockage au travers des API. Il met à disposition des pools de ressources stockage sécurisés et se charge du respect des SLAs en termes de disponibilité, de performance, et de capacité. L’avènement des API reflète aussi un autre changement, à savoir le déplacement de l’intelligence des solutions de stockage du matériel vers le logiciel.

3. L'avénement du Software Defined Storage (SDS)

L’intelligence des solutions de stockage n’est plus dans l’architecture matérielle mais dans les fonctionnalités offertes. Le Hardware n’est plus un élément différenciateur entre les différents constructeurs et d’ailleurs la fabrication matérielle des baies de stockage est majoritairement sous-traitée à un nombre restreint d’acteurs, tout comme la fabrication des composants électroniques.

La valeur ajoutée des solutions de stockage est dans l’intelligence logicielle du système d’exploitation et dans les fonctionnalités offertes par les API. Les constructeurs de solutions de stockage deviennent de facto des éditeurs logiciels et ils n’hésitent plus à offrir des solutions purement logicielles agnostiques au matériel, voire même des solutions ‘Cloud’.

Les systèmes d’exploitation des baies de stockage qui tournaient auparavant sur du matériel propriétaire sont maintenant disponibles en offre purement logicielle que les clients peuvent installer sur du matériel ‘banalisé’. On trouve même des baies de stockage virtuelles sur le Market Place d’Amazon ou de Azure. Ces solutions logicielles ou ‘Cloud’ offrent les mêmes fonctionnalités que les baies matérielles.

De ce fait, elles permettent de s’interfacer entre elles pour mettre en œuvre une architecture complètement hybride composée de baies propriétaires, de baies SDS sur du matériel standard et des instances de baies virtuelles dans le Cloud. Il est par exemple possible de faire des réplications entre des baies physiques dans un datacenter privé et des instances de baies logicielles hébergées chez Amazon.

Et vous, êtes-vous prêt pour gérer le volume de données à venir ?

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Régis Carlier
À propos de Régis Carlier : Depuis plus de 20 ans, ce qui a toujours passionné Régis, c’est la donnée ! Spécialiste du stockage et de la gestion de données et après un parcours chez différents intégrateurs et clients finaux, Régis a rejoint Scalair en 2015 en tant qu’expert Stockage.

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