5 questions à se poser avant de passer au Cloud Hybride

4 juin 2018/Charlotte Petyt

Une infrastructure hybride peut être une option intéressante pour compléter des investissements informatiques existants ou couvrir des besoins spécifiques. Mais comme tout projet impactant le SI, il convient de tenir compte de sa situation et de ses objectifs afin que ce levier de croissance ne devienne pas un frein.

Le Cloud et l’informatique hybride sont la priorité technologique numéro 1 (suivie par l’automatisation et les analyses big data) pour 51 % des professionnels des technologies informatiques nord-américains. C’est ce que révèle un sondage mené par SolarWinds, une entreprise texane spécialisée depuis 1999 dans les services améliorant les infrastructures des entreprises.

Même s’il s’agit d’une étude sur un panel restreint et américain, elle a le mérite de confirmer une tendance. En parallèle, de nombreuses plates-formes hybrides mixant infrastructures on-premises et infrastructures de cloud public se sont multipliées l’an passé.

Mais les entreprises restent encore trop dans un vœu pieux. Elles envisagent le cloud hybride que de façon opportuniste. Elles n’ont pas encore élaboré de véritable stratégie en la matière. Cette attitude s’explique notamment par le fait que de nombreuses organisations n’ont peut-être pas bien cerné les problématiques du cloud hybride.

#1 - Avez-vous bien défini votre stratégie de migration vers le cloud ?

Cette question ne concerne pas uniquement le cloud hybride. Quel que soit le projet de migration, trop d’entreprises oublient de préciser leur stratégie, certainement parce qu’elles ne sont pas accompagnées par des partenaires spécialisés dans ce domaine.

La construction d’une stratégie de cloud implique d’aborder quatre points :

  • Ses besoins : cette première étape consiste notamment à évaluer les opportunités et les menaces et ainsi d’établir un ordre de priorité ;
  • L’identification des services et applications dans le cloud : leur sélection peu permet d’améliorer votre SI ;
  • L’adaptation de votre l’infrastructure privée : l’hybride ne consiste pas simplement à se connecter à la plate-forme d’un prestataire, l’infrastructure privée doit exécuter une forme de services de cloud computing ;
  • La mise en place d’un rétroplanning afin d’établir un ordre cohérent et exhaustif.

#2 - Quels sont les principaux bénéfices du cloud hybride ?

L’intérêt grandissant pour le cloud en général et l’hybride en particulier amène de plus en plus d’entreprises à s’y intéresser. Mais cette option est-elle adaptée à votre entreprise ? Quels sont les réels bénéfices pour l’activité économique ? Aidées par un partenaire spécialisé dans ces enjeux, les entreprises doivent peser le pour et le contre.

Mais c’est un fait : en mixant des éléments indépendants et distincts (cloud privé et public), le cloud hybride présente différents atouts capables de convaincre certaines PME.

  • Premièrement, le cloud hybride permet de disposer de solutions plus innovantes et productives que celles déployées en local.
  • Deuxièmement, la partie dans le cloud public est parfaitement adaptée à des montées en charge très fortes, mais limitées dans le temps (par exemple, un pic d’activité saisonnier ou événementiel). Cette scalabilité présente le troisième atout majeur : vous ne payez que pour cette activité ponctuelle (possibilité de facturation à la seconde).

#3 - Quelles applications ou fonctions doivent migrer vers l’hybride en priorité ?

Il est essentiel d’identifier les applications qui comptent vraiment pour l’entreprise. Différents cas de figure peuvent se présenter selon l’activité :

  • Les applications gérant des informations très sensibles : il convient de les conserver dans le cloud privé tout en mettant en place un niveau de sécurité adapté ;
  • Les applications métiers spécifiques (ou couches historiques du SI) : difficilement « compatibles » avec le cloud (logiciel pas récent, maintenance compliquée...), il est judicieux de les conserver dans son cloud privé, voire on-premise.
  • Les logiciels « cloud native » : le recours à un cloud public peut s’avérer bénéfique si l’on souhaite bénéficier, par exemple, des versions les plus innovantes.

#4 - Mon entreprise est-elle capable de contrôler la sécurité de cette infrastructure mixte ?

Maîtriser la sécurité d’un cloud privé n’est pas à la portée de toutes les entreprises. Et les connexions du SI avec une plate-forme de cloud public peut rendre encore plus délicate la gestion des flux et des utilisateurs.

La confidentialité des informations sensibles et la protection des données à caractère personnel sont en jeu. Rappelons qu’avec l’entrée en application du RGPD fin mai 2018, les entreprises et les prestataires deviennent co-responsables du traitement des données privées. Il est donc indispensable d’établir précisément les obligations de chaque partie dans les contrats. 

Le passage à un modèle hybride nécessite aussi de nouveaux outils et de nouvelles pratiques de sécurité. La sensibilisation des salariés à une hygiène numérique et des audits de sécurité (des clouds privé et public) menés au moins une fois par an s’avèrent indispensables.

#5 - Pourquoi faut-il prendre son temps ?

Avancez lentement ! Apprenez de votre propre expérience. Pour éviter de mauvaises surprises ou une migration qui vire à la catastrophe, il est en effet préférable de commencer avec une ou deux applications parfaitement maîtrisées. Veillez également à bien piloter tous les systèmes d'acquisition des instances pour éviter de se retrouver avec des VM inactives qui représentent un coût financier pour l'entreprise.

Il a également recommandé de s’appuyer sur l’expérience des fournisseurs de cloud, mais aussi de partenaires spécialisés pour vous guider tout au long du processus.

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Charlotte Petyt
À propos de Charlotte Petyt : Charlotte est ce qu’on appelle « une passionnée de Cloud ». Ce qui l’anime, c’est la compréhension des problématiques des entreprises autour de la transformation digitale et l’évolution du marché du Cloud. Depuis 5 ans, elle travaille sur l’évolution des produits Scalair et de son outil de supervision : le CS Manager.

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