La migration vers le cloud : le choc des cultures

7 mai 2019/Emilie Ravet

Difficile de ne pas résister aux atouts du cloud : innovation technologique, flexibilité, performances… Mais la résistance se cache ailleurs : dans les habitudes de travail, l’absence de compétences en interne, la mauvaise compréhension des enjeux d’une migration vers le cloud… L’humain reste la clé du succès – ou de l’échec – d’un tel projet.

C’est un facteur-clé mais encore trop souvent oublié ou négligé par les entreprises : l’humain est le moteur de l’activité. Pas uniquement la donnée ! Le succès de la transformation numérique va au-delà des décisions techniques.

 

Si une organisation valorise la coopération, la croissance et l'autonomisation, elle peut plus facilement s'adapter au changement, ce qui augmente les chances de réussite de ce projet.

 

La migration vers le cloud ne doit pas se limiter à la simple comparaison entre applications en ligne et celles en local (« on premise »). L'adoption d'un environnement de cloud computing implique des changements importants, allant des compétences aux processus et à la technologie.

Ne négligez pas la communication interne

Or, de nombreuses organisations ne sont tout simplement pas prêtes à se tourner vers le cloud. C'est très facile de commencer avec le cloud. Mais en un rien de temps, votre environnement peut devenir incontrôlable. Quant à vos besoins, ils ont peut-être été surdimensionnés ou au contraire sous-estimés.

 

Et ne parlons même pas de la politique de sécurité et la gouvernance des données qui n’ont pas été déterminées et appliquées en fonction de ce nouvel environnement…

 

Être méthodique et affronter les résistances humaines restent essentiel afin d’éviter d’aller rapidement dans le mur ! Premièrement, le changement de culture doit venir d'en haut. La direction doit ensuite commencer par expliquer pourquoi la migration vers le cloud devient une nécessité. Chaque fois qu'un changement de cette ampleur se produit, la peur de l'inconnu s'installe.

 

Personne n'aime le changement, mais s'y adapter est la clé du succès. Une communication claire et transparente est donc indispensable afin d’établir les différentes étapes, responsabilités et processus encadrant ce projet.

 

Ensuite, il est nécessaire de prioriser les applications et les services qui pourraient rapidement tirer profit du cloud. Les différents métiers concernés devront adopter progressivement le changement en ne modifiant que quelques éléments à la fois.

Cette sage précaution permettra à la direction d’évaluer les résultats et ainsi de montrer l’évolution positive. Cette méthode est indispensable pour renforcer l'engagement des collaborateurs.

Besoins métier

Soutenus par leur direction, les responsables informatiques et les DSI devront faire preuve de pragmatisme et de fermeté vis-à-vis des fournisseurs dans le cloud. Très souvent, ces derniers influencent considérablement les choix. En effet, « plutôt que de dicter leurs besoins précis à ces fournisseurs, les services IT constateront souvent que leurs charges de travail et leurs stratégies sont dictées par les derniers développements en matière de services dans le cloud » , signale Andy Soanes, responsable de l’Intégration chez l’opérateur téléphonique canadien Bell.

Or, répondre aux besoins particuliers des métiers doit rester la priorité afin qu’ils soient performants. Satisfaire le commercial du fournisseur de cloud n’amènera pas vos équipes à être plus productives !

 

Enfin, il convient de revoir sa politique de sécurité informatique. Le modèle de sécurité partagée du cloud - qui définit où s'arrêtent les responsabilités de votre fournisseur de cloud et où commencent les vôtres - est un sujet majeur. Il aura un impact sur les investissements et les initiatives dont vous aurez besoin pour réussir ce projet.

Responsabilité de l’entreprise

Rappelons en effet que le RGPD a instauré la coresponsabilisation entre le Responsable du traitement (votre entreprise) et les sous-traitants. Cependant, la responsabilité de votre entreprise restera toujours évoquée en premier en cas de fuite de données à caractère personnel. Le chef d’entreprise reste « responsable des traitements et de la sécurité appliqués aux données personnelles y compris lorsqu’elles sont stockées sur des terminaux dont il n’a pas la maîtrise physique ou juridique », a rappelé la CNIL. 

 

Vous ne devez donc faire appel qu’à « des sous-traitants qui présentent des garanties suffisantes quant à la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles appropriées de manière à ce que le traitement réponde aux exigences du présent règlement et garantisse la protection des droits de la personne concernée », précise l’Article 28-1 du RGPD.

 

Au final, la migration vers le cloud représente un projet déterminant pour booster votre activité. Mais sa réussite nécessite d’être accompagné par des professionnels capables de vous proposer les meilleures solutions en fonctions de vos contraintes métier.

 

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Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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