La Disponibilité : Un critère déterminant dans le choix d'un hébergement Cloud

25 juillet 2017/Emilie Ravet

La data étant l’un des principaux moteurs de l’activité des entreprises, il est crucial de pouvoir y accéder à tout moment. La transformation numérique implique aussi des connexions fluides aux sites et serveurs. Dans les deux cas, la disponibilité peut être optimisée en s’appuyant sur les atouts du Cloud. À condition d’être épaulé par le bon partenaire...

 

Les offres dans le Cloud se multiplient à l’envi. Cela démontre l’intérêt grandissant des entreprises pour les services en ligne. Mais aussi l’appétit de certains prestataires pour récupérer une part de ce gâteau qui ne cesse de grossir !

Or, confier à un tiers une partie de son Système d’information (SI) ou des données, n’est pas une décision à prendre à la légère. Retenir un fournisseur dans le Cloud représente une étape majeure de la transformation numérique. Un mauvais choix et c’est une baisse d’activité assurée ou des frais supplémentaires !

La sélection d’un fournisseur dans le Cloud revient à retenir un partenaire pour le long terme (même si la durée est souvent indéterminée), gage d’efficacité. Certains critères permettent d’orienter sa sélection.

La transparence : pour une confiance réciproque

Un fournisseur doit apporter des réponses précises et explicites à toutes les questions qu’une entreprise se pose et en particulier celles concernant l’hébergement des données. Où sont situés les datacenters, quelles sont les procédures internes, quel est leur niveau de classification ? Ce dernier point est important car il permet de connaître le niveau de disponibilité des ressources. Il est conseillé de privilégier les niveaux Tier 3 et 4 car ils s’appuient sur la redondance des composants de son infrastructure.

Les audits : pour connaître le niveau de sécurité

Très peu d’entreprises le font ; c’est pourtant recommandé par la CNIL. Les clients des fournisseurs dans le Cloud peuvent en effet réaliser des audits externes afin de constater le niveau de sécurité des données, de vérifier les certifications et d’évaluer les mesures prises par l’hébergeur. Cette clause doit être précisée dans le contrat initial. Si l’interlocuteur ne l’accepte pas, il faut se tourner vers un autre prestataire.

Le SLA : pour préciser l'engagement du fournisseur

Ce contrat (appelé Service Level Agrement) correspond au niveau de service garanti, c’est-à-dire aux engagements pris par le fournisseur. Le SLA doit être considéré comme la clé de voûte de toute activité liée au web avec une brique essentielle : la disponibilité. Il peut s’appliquer à différentes notions du contrat : la disponibilité avec des taux proches des 100 %, la GTR (Garantie de Rétablissement) qui se traduit en heure et la GTI (Garantie d’intervention) qui se traduit, elle aussi, en heure.

Néanmoins, il est nécessaire de lire correctement les conditions du SLA. Découvrez  les paramètres à prendre en compte pour évaluer le SLA de votre fournisseur.

La disponibilité : les atouts du Cloud

Comme nous l’avons précisé à maintes reprises, la disponibilité des services en ligne est déterminante. Elle dépend de différents composants élémentaires qui la constituent ainsi que du taux de disponibilité de ces composants. La redondance de chacun augmente la disponibilité globale.

Mais un engagement de disponibilité pour un fournisseur de Cloud n’est pas facile à évaluer. Il résulte de plusieurs éléments :

  • La disponibilité des datacenters (classifiés en plusieurs Tiers : I, II, III et IV) ;
  • La disponibilité des équipements basée sur leur fiabilité (MTBF = Temps moyen entre 2 défaillances) et leur maintenabilité (MTTR = Temps moyen pour réparer) ;
  • L’humain : l’automatisation des procédures se généralise. Mais différents incidents ont montré que le risque zéro n’existe pas et qu’une erreur humaine peut toujours survenir.

N'hésitez pas à relire les 7 acronymes à connaitre sur la disponibilité.

Au-delà de ces évaluations, il est important de comparer la disponibilité des offres dans le Cloud avec une infrastructure locale. Différentes études ont mis en évidence le fait qu’une infrastructure On-premise n’est pas toujours amortie, surtout en cas de sous-exploitation. Son ROI (retour sur investissement) atteint en effet maximum entre 70 % et 80 % de charge pendant sa durée d’amortissement (entre 3 et 5 ans en général). Or, toutes les entreprises ne parviennent pas à atteindre ce niveau…

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Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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