Cloud vs Infrastructure On Premise : 6 points-clés à considérer

14 novembre 2016/Emilie Ravet

Vous arrivez à la fin de vos serveurs après 3 ans (et parfois même 5 ans voire plus !) de bons et loyaux services : Il est temps de préparer le renouvellement !

Rapidement, une question va se poser : Cloud vs une infrastructure sur site ?

Voici 6 points-clés à prendre en compte dans sa réflexion en cas de renouvellement de son infrastructure sur site :

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#1 Analyser ses besoins IT dans le temps

Dans le cas d'une infrastructure sur site ou On-premise, il faut savoir que le ROI atteint son optimum entre 70% et 80% de charge (performance) pendant sa durée d’amortissement (entre 3 et 5 ans en général). Si cette infrastructure est sous-exploitée, pour anticiper le besoin à 3 ans ou 5 ans, elle sera surdimensionnée ; ce qui va diminuer son ROI.

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À l’inverse, si on se rapproche trop de ses limites techniques, on risque de devoir relancer un investissement complémentaire entrainant des frais annexes notamment liés à l'ingénierie .

Certaines entreprises s'appuient sur les infrastructures serveurs pour innover et conquérir de nouveaux clients, la prédiction des besoins IT est complexe et les besoins sont souvent sur du court terme. Dans ce cadre, une infrastructure en mode hébergée aura la faculté de s’ajuster à la hausse comme à la baisse beaucoup plus facilement et permettra un meilleur contrôle des budgets IT.

#2 Prendre en compte les évolutions technologiques

Dans une stratégie "On-Premise", il est important de maitriser le marché des solutions technologiques ainsi que leur évolution. Avant d'investir, il faut rester vigilant sur l'évolution des technologies et identifier les ruptures technologiques. Les technologies peuvent diminuer le ROI de l'investissement initial. En ce qui concerne les nouvelles technologies, il est important de les acheter au bon moment pour en optimiser la rentabilité. Très souvent, les nouvelles technologies fraichement sorties ont un coût supérieur aux autres pendant une période donnée, puis baissent de manière significative passée cette période.

Pour exemple :

  • En 2015, une infrastructure de stockage était optimisée en rapport/performance avec des disques SSD de 800 Go.
  • En 2016, les disques SSD de 1,6To ont amélioré le ratio
  • En 2017, les disques SSD de 3,8To prendront certainement le relais, voire des tailles encore supérieures.

En résumé, bien connaitre le marché permet de faire les meilleurs choix et d'investir au plus juste.

#3 Estimer les coûts d'ingénierie

Lorsqu'on compare les coûts d'une infrastructure sur site par rapport à du Cloud, au delà du matériel, il est nécessaire d'estimer les coûts d'ingénierie pour la mise en œuvre et la maintenance de cette infrastructure. Que l'installation soit réalisée par le client ou par un prestataire externe, il y a des coûts de setup pour le démarrage qui peuvent s'avérer lourds.

De même, maintenir une infrastructure sur site nécessite de constituer une équipe d'experts (Réseau, Stockage, Virtualisation, etc... ). La taille de l'équipe va dépendre du niveau de service que l'entreprise vise pour ses utilisateurs internes, notamment en termes de GTI, GTR mais aussi de couverture horaire, classique ou 24/7.

Ces besoins d'expertise sont absents dans les choix Cloud puisqu'elles sont gérées directement par le Cloud Provider qui possèdent ses propres équipes d'experts.

Un article est consacré à comment calculer le retour sur investissement du Cloud.

#4 Fiabiliser son réseau

Quelle que soit la solution (Sur site / Cloud), la dépendance des entreprises au réseau et notamment internet est une réalité, cette dépendance se rapproche de la consommation électrique. Les infrastructures Cloud reposent sur une composante essentielle : le réseau. Il faut fiabiliser au maximum l'accès au cloud provider pour ne pas rendre les environnements de production dépendants du réseau.

Des solutions existent et sont nombreuses (Multiopérateur, SDWAN, etc...) mais elles peuvent représenter un budget non négligeable. La consommation des applications en mode Cloud impose donc naturellement la refonte réseau : Ré-évaluation du débit, niveau de disponibilité attendues, etc.

#5 Assurer la disponibilité des infrastructures

De la même manière que le point précédent sur la partie réseau, suivant le niveau de service souhaité, il faut réfléchir à une architecture disponible.

Dans le cas du On-Premise, la question va notamment se poser autour du choix d'architecture mais aussi de l'hébergement de cette architecture. L'hébergement peut se faire dans une salle informatique de l'entreprise qui doit respecter cette règle pour garantir la disponibilité des ressources énergétiques. Si ce n'est pas le cas, il faut alors prévoir un budget pour transformer la salle informatique en véritable salle blanche et prendre en compte les coûts d'onduleurs, redondance des groupes froids, etc... Il est possible d'héberger une solution sur site au sein d'un ou plusieurs Datacenter. Ceux ci sont classifiés suivant différents niveaux qui permettent de garantir un taux de disponibilité des ressources énergétiques.

Côté solutions Cloud, il faudra aussi prendre en compte le niveau service garanti par le Cloud Provider. Néanmoins, cela n'est pas toujours suffisant et il peut être intéressant de vérifier les architectures utilisées par celui-ci, ainsi que la classification des centres de données.

#6 Sécuriser vos données et vos applications

Dès lors que l'entreprise dispose d'une équipe d'experts sur la sécurité, une infrastructure sur site permet une maitrise complète sur les aspects sécurité.

Pour le Cloud, les entreprises ne doivent pas hésiter à se poser des questions sur la sécurisation de l’hébergement de leurs données et ressources informatiques : Certification, lieu d'hébergement, visite de Datacenter, audit, rencontre des équipes, etc. Pour des données sensibles ou soumises à des contraintes légales, il existe ce qu'on appelle le Cloud souverain. Le choix reposera sur une relation de confiance et des moyens mis en œuvre par le prestataire. Les Cloud Providers disposent d'une équipe d'experts dans le domaine de la sécurité que l'entreprise ne peut s'offrir.

Et vous, vous êtes plutôt Cloud ou On-Premise ?

Renforcer sa reprise d'activité grâce au Cloud

Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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