Bureau virtuel dans le Cloud : Comment ça marche ?

15 mars 2017/Emilie Ravet

Le bureau virtuel regroupe les applications et les données dans un Cloud.

Cet environnement est non-adhérent au poste client, c'est à dire que l'utilisateur doit être capable de retrouver cet environnement depuis n'importe quel terminal (client léger, portable, ordinateur, etc... ).

Quels sont les avantages du bureau virtuel ?

Ils sont nombreux !

  • Protection contre la perte de données

L'un des principaux avantages du bureau virtuel est la banalisation du support physique (ordinateur) qui devient un simple consommable. Il permet de se prémunir contre le vol ou les pannes matérielles puisque toutes les données se trouvent dans le Cloud.

  • Accessibilité des données et des applications

Le bureau virtuel peut s'avérer indispensable pour accéder à des applications dites "legacy" qui se trouvent dans le Cloud mais qui n'ont pas été conçues pour être accessibles en mode web. Un outil intéressant quand on sait que la durée de vie moyenne d'une application au sein de l'entreprise est d'environ 15 ans. 

  • Simplification de la gestion quotidienne

Grâce à la centralisation des données et des applications, les sauvegardes sont beaucoup plus simples à gérer au quotidien et ne dépendent plus du poste utilisateur. La gestion de la sécurité est elle aussi, centralisée.

De plus, la disponibilité du Cloud et les engagements SLA permettent d'assurer un taux de disponibilité au poste de travail.

  • Mobilité et BYOD

Le BYOD ou encore le Bring Your Own Device, est facilité avec l'introduction du bureau virtuel. L'entreprise met à disposition un environnement de travail complet, capable de fonctionner sur n'importe quel terminal. L'utilisateur peut alors distinguer ses environnements professionnels (dans le bureau virtuel ) et son environnement personnel.

L'arrivée d'un nouveau collaborateur est grandement simplifiée car il suffit de lui attribuer un ordinateur sans installation et lui donner accès à son bureau virtuel.

Le bureau virtuel : TS vs VDI

Il existe 2 manières de créer des bureaux virtuels : le bureau partagé et le VDI

  • Le bureau partagé

Historiquement connu sous le terme "Remote Desktop", il est basé sur des environnements TSE (Terminal Server). Ce système consiste à partager un système d'exploitation avec plusieurs utilisateurs. Le système d'exploitation est généralement axé sur des environnements Windows Server. L'utilisateur accède à une session virtuelle et peut disposer d'un environnement comme s'il s'agissait de son propre ordinateur.

Les avantages

  • Une faible consommation de la bande passante par utilisateur, qui se situe en moyenne autour de 125 Kbps. Pour une agence qui possède un nombre important d'utilisateurs, cela permet de limiter les coûts opérateurs.
  • La sécurisation des environnements, puisque l'administrateur système est le seul à pouvoir installer des applications, il dispose ainsi d'un meilleur contrôle.
  • Un coût attractif contrairement à du VDI car il permet de mutualiser les machines virtuelles pour les utilisateurs et ne nécessite pas de liens opérateurs importants.

Les limites

  • Le manque d'autonomie pour l'utilisateur dans l'installation de ses propres applications.
  • Les applications doivent fonctionner en mode "client-serveur".
  • Les performances graphiques restent très limitées, notamment pour des usages évolués comme le visionnage de la vidéo, les conférences de type skype ou encore pour l'utilisation de logiciels de dessin.

Les environnements de bureaux partagés sont idéaux pour des usages de type bureautique et pour accéder à des applications legacy dans le Cloud.

  • Le VDI : Virtual Desktop Infrastructure

Contrairement au bureau partagé, le VDI dispose de ses propres ressources IT. Chaque utilisateur accéde donc à une machine virtuelle qui dispose de son propre systèmes d'exploitation.

Côté Microsoft, Il existe plusieurs manières de faire du VDI en utilisant soit  :

- un système d'exploitation de type Desktop (Windows 10, XP etc... ) : L'entreprise devra acquérir en mode perpétuel, des licences de type "VDA" et s'assurer de l'utilisation d'une infrastructure dédiée à l'entreprise.

- un système d'exploitation de type Server (Windows Server 2008, 2012, 2016, etc...)  : L'entreprise peut bénéficier d'un paiement à l'usage et utiliser des environnements de Cloud Public.

Les avantages

  • L'autonomie de l'utilisateur et la possibilité d'installer ses applications dans le bureau virtuel.
  • Une expérience utilisateur améliorée grâce à des performances graphiques bien supérieures à celles du bureau partagé.
  • Il peut supporter des applications monopostes
  • La disponibilité du bureau virtuel.

Les limites

  • Le coût peut s'avérer élevé en fonction du choix de l'entreprise en termes de licence Microsoft ou d'infrastructure.
  • La consommation de la bande passante est plus élevée qu'un bureau partagé et peut se situer en moyenne autour de 2 Mbps par utilisateur.
  • Des outils de gestion supplémentaires peuvent s'avérer nécessaires pour gérer ces environnements distincts.

Les environnements VDI permettent de répondre aux besoins des TPE / PME qui souhaitent disposer de quelques postes ou de répondre à des usages très spécifiques dans les grandes entreprises.

DaaS, le Desktop as a Service

Le Desktop as a Service permet d'accéder à un bureau virtuel avec un paiement à l'usage. C'est à dire que l'entreprise paie en fonction du nombre de bureaux virtuels. Le DaaS est principalement basé sur les technologies de VDI.

Le bureau virtuel est une solution judicieuse pour les entreprises qui souhaitent externaliser et sécuriser l'ensemble de leur système d'information et qui ne disposent pas de toutes les applications en mode SaaS. L'entreprise doit notamment prendre en compte son budget et les usages de ses utilisateurs pour définir la solution la plus appropriée.

Alors plutôt VDI ou TS ?

Découvrez pourquoi la Sauvegarde du Nord a choisi le Cloud

Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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