Automatisation IT : Pourquoi et Comment ?

12 novembre 2018/Emilie Ravet
L’automatisation est devenue plus qu’une tendance, c’est devenu une nécessité. Pour trois raisons principales : l’intégration de nouvelles technologies, l’accélération des processus métiers et IT et la volonté de concentrer ses efforts sur des opérations à forte valeur ajoutée.

 

Le contexte est favorable à l’automatisation. Premièrement, le contexte technologique. Le cloud, les conteneurs et les microservices favorisent et incitent à l’automatisation. Deuxièmement, le contexte économique oblige les métiers à être plus réactifs et à réduire le Time to market afin d’améliorer l’expérience client.

Enfin, les organisations constatent que l’un des nerfs de la guerre est l’innovation. D’où la migration des équipes IT vers des opérations à forte valeur ajoutée. Or, le contexte « social » n’est pas favorable aux entreprises. Engagées dans leur transformation numérique, elles doivent adapter leur Système d’information (SI) et s’appuyer sur de nouvelles méthodes et outils.

 

Se concentrer sur des projets innovants

Et, dans bien des cas, il s’agit de déployer des solutions open source ou Linux. Les embauches de ce type de profils sont désormais une priorité pour 83 % des employeurs selon le rapport de la fondation Linux et du site d’emploi Dice.

Les développeurs maîtrisant ces technologies sont une denrée rare. Si un salaire plus élevé et de meilleures conditions de travail peuvent les inciter à rejoindre (ou à rester) une entreprise, la possibilité de profiter des dernières technologies reste pour eux un critère déterminant.

Et c’est là que l’automatisation peut permettre aux entreprises de se constituer une équipe IT à la pointe. Avec l'automatisation, des spécialistes peuvent consacrer leurs efforts et leurs talents sur les projets à forte valeur ajoutée. Exit, les opérations quotidiennes chronophages !

« Le résultat de l’automatisation est l’évolutivité : moins d’efforts par personne pour maintenir et développer votre environnement informatique. L’automatisation fournit également la flexibilité nécessaire à l’évolution continue des services et infrastructures IT », a rappelé John Allessio, vice-président de Red Hat, Global Services.

Si l’automatisation permet de répondre à différentes problématiques contextuelles, il est primordial de se focaliser sur les différentes étapes à mettre en place. Or, l’automatisation est vécue par certains collaborateurs comme une menace : celle de voir leur poste remplacé par un logiciel ou une machine. 

Une enquête menée en 2016 auprès des professionnels de l’IT, publiée dans le Baseline magazine, avait montré que 7 % d’entre eux considéraient que les outils d’IT automatisés menaçaient leur travail.

Identifier les processus à automatiser

Pour lever ces doutes, la première étape consiste à s’appuyer sur différents indicateurs mettant en évidence ce qui fonctionne, mais aussi ce qui rend les équipes moins agiles. La seule présentation de ces indicateurs n’apporte rien : il faut enchaîner immédiatement sur les avantages de l’automatisation dans certains processus.

Quels sont les bénéfices pour les équipes et pour l’entreprise ? Pourquoi, elle permet de gagner en efficacité et de gagner du temps ? Comment représente-t-elle un rouage majeur de la transformation numérique ? Autant de questions auxquelles il convient d’apporter des réponses précises et concrètes.

La seconde étape nécessaire est de répertorier tous les processus afin d’identifier ceux à faible valeur ajoutée, mais qui accaparent une bonne partie du temps de l’équipe IT.

Assurez-vous également que vous n’allez pas automatiser un processus métier ou informatique qui n’a plus de sens !

Un marathon

Ensuite, il s’agira de mettre en place les premiers processus d’automatisation. Il convient de commencer par des tâches structurées et redondantes (approvisionnement des machines virtuelles, mise à jour, installation, déploiement et reporting....); l’automatisation allégera la charge de travail de l’équipe informatique.

Certes, l’automatisation permet de gagner en efficacité. Mais attention, à ne pas aller trop vite. L’automatisation est un déclencheur efficace pour revoir les processus existants. Mais il est important de s’assurer que l’automatisation de certaines tâches est correctement exécutée. C’est bien connu : l’automatisation des mauvais processus peut vite entraîner le chaos et déstabiliser l’organisation.

Cette démarche ne doit pas se limiter à la recherche de gains rapides et à des améliorations progressives. L’automatisation doit devenir un support stratégique. Il s’agit de créer un avantage concurrentiel à long terme. Elle nécessite une planification centralisée.

C’est un marathon, pas un sprint. Croire qu’il est possible de passer de process manuels à des taches réalisées de façon automatique est illusoire.

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Emilie Ravet
À propos de Emilie Ravet : Emilie est responsable Marketing en charge de la publication des articles du blog.

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